Comment devenir consultant

 

 

7 idées reçues sur le travail en freelance

Décider de devenir consultante freelance est, à mon sens, un acte assez courageux. Pourquoi ?

Parce que, si vous écoutez vos proches, c’est la pire décision que vous pouvez prendre !

On vous répétera que :

  • c’est la crise
  • il est difficile de trouver des missions en tant qu’indépendant
  • tu vas t’enfermer dans la solitude du consultant
  • on ne sait jamais de quoi demain sera fait
  • il est impossible de vivre de son expertise
  • les gros mangeront toujours les petits
  • les femmes ont plus de difficultés que les hommes à devenir freelance
  • etc.

Tout ça est vrai…d’un certain point de vue. Mais reprenons…

C’est la crise

Oui, ça, on nous rabat les oreilles avec cette crise depuis 2008. Mais je vais vous dire, j’ai commencé ma vie de salariée en 1996 et déjà à l’époque, on me disait que c’était la crise ! J’ai toujours entendu parler de cette fichue crise ! Plus j’avance en âge (non je ne suis pas un dinosaure !) et plus je me dis que cette manie de nous enfermer dans la crise, c’est une manière de nous ligoter, une façon de nous lier à nos employeurs : surtout, surtout, n’allez pas vous lancer en freelance et même, n’allez pas quitter votre emploi pour une autre boite : dehors il fait froid, il fait noir, ça fait peur et au coin de la rue il y a un méchant loup qui va vous dévorer toute crue, je nomme = le grand méchant client ! brrrr ! ça fait froid dans le dos, et ça ne donne pas envie de se lancer !

 

Dehors il fait froid, il fait noir, ça fait peur …

Il est impossible de trouver des missions en tant que freelance

Je répondrais « ça dépend ». Ça dépend de la manière dont vous vous y prenez. Bien évidemment, si vous pensez « faire du commercial » un peu à l’ancienne, en frappant aux portes, en faisant de la prospection « dans le dur », à devoir appeler des inconnus pour placer vos prestations, je pense qu’effectivement, vous allez ramer un bon moment…Mais nous verrons qu’il existe d’autres méthodes : plus simples, plus efficaces, moins chronophages et moins énergivores.

Tu vas t’enfermer dans la solitude du consultant

Aaaah la solitude du consultant : ça c’est une réalité. C’est vrai, si vous vous lancez en tant que freelance et que vous faites cavalier seul, vous risquez, à un moment donné, de souffrir quelque peu de cette solitude. Mais pour palier cette solitude, il y a, là encore, des techniques et des conseils à suivre que je développerai pour vous dans ce blog. J’en cite quelques uns : travailler votre réseau en ligne et hors ligne, intégrer ou créer une association de spécialistes, suivre des formations, aller dans des salons, faire de vos proches des prescripteurs…

On ne sait jamais de quoi demain sera fait….

Hé oui ma bonne dame,et c’était mieux avant…Trève de plaisanterie : oui, c’est une réalité. Par définition, la vie est ainsi faite, on ne sait pas ce que nous réserve l’avenir. Mais en quoi est-ce plus dangereux de vivre en tant que freelance  qu’en tant que salariée ? Nous développerons également ce thème dans ce blog…

Il est impossible de vivre de son expertise

Faux, archi-faux et j’en suis la preuve vivante. Je me suis lancée il y a quatre ans dans le conseil en e-learning et j’ai toujours travaillé et réussi à me verser des salaires corrects. J’ai certes commencé petit, par choix, pour me rassurer. Mais en mettant en place un certain nombre de choses, j’ai petit à petit gagné en notoriété et un projet en a amené un autre. Je vous expliquerai également quelles méthodes j’ai mises en oeuvre pour y arriver.

Les gros mangeront toujours les petits

Il faut effectivement être très prudente lorsque vous vous attaquez à des gros comptes…Mais j’ai envie d’aller plus loin : il faut être prudente quelque soit le type de compte que vous adressez ! Sans devenir parano, il convient de prendre certaines précautions pour éviter l’impayé. Rien n’est pire que d’avoir travaillé des jours et des jours sur un projet pour finalement courir après son paiement.

 Il faut être prudente quelque soit le type de compte que vous adressez.

Les femmes ont plus de difficultés que les hommes à devenir freelance

C’est vrai d’une certaine façon. Parce que nous sommes moins formatées, nous les femmes, pour nous mettre en avant, avoir l’esprit d’entreprise. Des études récentes ont montré que dès le plus jeune âge nous sommes influencées par notre environnement et, à l’école, on poussera d’avantage les garçons à la prise de risque que les filles.

Mais ceci n’est pas une fatalité : les femmes aussi peuvent tout à fait se lancer en freelance. Et il existe des statuts tout à fait sécures pour se lancer : le portage salarial ou les coopératives d’activités par exemple.

Ce qui compte, c’est le premier pas…Lancez-vous !

Je me suis arrêtée à 7 idées reçues. En réalité il y en a encore beaucoup…mais ce qui compte, croyez moi, c’est le premier pas. Devenir freelance demande, c’est vrai, une autre posture vis à vis de la notion de « travail ». Et ce qui est étonnant c’est que, lorsqu’on devient freelance, on est au début assez déboussolée de n’avoir de comptes à rendre à qui que ce soit à part soi-même ! Et cela peut donner le vertige !

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Pour démarrer en tant que consultante freelance, le minimum vital est de disposer de :

  • Un endroit calme et confortable pour travailler
  • Un bureau, une chaise, une lampe
  • Un ordinateur
  • Une bonne connexion internet
  • Grand luxe : un écran supplémentaire pour plus de confort de travail !
  • Les logiciels de base dont vous avez besoin pour votre activité (suite bureautique + autres outils spécifiques à votre activité)
  • Un téléphone portable avec si possible une ligne professionnelle dédiée
  • Une ligne de téléphone fixe si possible dédiée pour vos activités professionnelles

Au final, pour démarrer une activité de consultante freelance, vous voyez que vous n’avez pas besoin de grand chose ! 

Je conseillerais aussi l’achat d’un bon casque micro USB pour être en mesure de mener des visio conférences dans de bonnes conditions audio.

Voici comment je travaille pour ma part :

  • LE LIEU : je disposais, il y a encore un an, d’une pièce me servant de bureau. Mais, avec la naissance de mon premier enfant, j’ai du migrer pour lui céder la place ! Du coup, j’ai délimité un petit espace de travail dans mon appartement.  Mais j’ai tout ce dont j’ai besoin. Hélas de gros travaux ont démarré dans mon immeuble et vont durer pendant de longs mois, je vais sans doute louer un bureau de temps en temps pour être au calme.
  • LE BUREAU : comme vous le voyez, j’ai un tout petit bureau mais tout tient ! Quelques tiroirs pour mon petit bazar, une lampe, un grand écran en plus de mon ordinateur (bien pratique !), un casque à portée de main, un téléphone fixe etc.
  • L’ORDINATEUR : Vous remarquez que je travaille avec un clavier supplémentaire que je branche sur mon ordinateur portable. C’est plus confortable et j’ai la sensation de travailler plus vite (peut être n’est-ce qu’une impression !) Vous avez peut être aussi noté qu’il y a deux ordinateurs l’un sur l’autre ! Hé oui, ça c’est un peu la limite de mon petit espace ! L’un de mes clients met à ma disposition un ordinateur spécifique avec carte et accès codé pour accéder à son réseau informatique. Je suis donc obligée de jongler entre les deux. Pis, j’ai également un petit portable, tout léger, que j’utilise principalement en déplacement, pour des démos ou pour animer mes conférences et formations. Mais du coup, il n’y a évidemment pas assez de place pour tout ce petit monde sur mon bureau !
  • ACCES INTERNET : je dispose depuis peu d’une connexion via la fibre et j’avoue que ça change la vie ! Moi qui travaille souvent avec de gros fichiers (les modules e-learning peuvent être costauds !), c’est un vrai bonheur que de pouvoir uploader et downloader très rapidement
  • TELEPHONE : je n’ai hélas pas de ligne téléphonique fixe dédiée. C’est ma ligne personnelle que j’utilise. Mais j’essaie au maximum d’utiliser Skype et Hangout de Google. De même, mon téléphone portable me sert pour le pro et le perso (et ça n’est pas forcément évident, c’est pour cela que je vous conseille, si vous le pouvez, de scinder les deux).

Et vous dans quelles conditions travaillez-vous ou envisagez-vous de travailler ?

Comments

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